Conférences passées

PDFImprimerEnvoyer

Un bateau de la liberté nommé Pierre Soulé

Conférence de Catherine Chancerel le 16 mai 2019 à 18h00 au Service Historique de la Défense 4, rue du Port à Rochefort.

 

Catherine Chancerel est avocate au barreau des Hauts-de-Seine.  Passionnée d'histoire, Catherine Chancerel est à l'origine de la redécouverte de ce Français méconnu mais toujours célébré aux Etats-Unis.Elle a publié une biographie de Pierre Soulé sous le titre L'Homme du Grand Fleuve.

-o-o-O-o-o-

Par quels hasards de l'histoire ce modeste gascon, journaliste et avocat, happé par le bouillonnement d'idées neuves dans la France des années 1820, est-il devenu une figure majeure de l'histoire américaine : sénateur de la Louisiane à Washington, ambassadeur des Etats-Unis à Madrid, trait d'union entre les républicains européens et leur lutte pour la libération des peuples, l'Amérique qui fait son entrée sur la scène internationale et la libération de Cuba du joug espagnol ?

  • La première grande crise américano-cubaine, c'est lui.
  • L'expansionnisme américain et la course à l'isthme transocéanique, qui préfigure le canal de Panama, c'est encore lui.
  • Des montagnes arriégeoises à la Maison Blanche, de la France au Sénat américain, des rues de Paris à celles de La Nouvelle-Orléans sur les bords du Missippi, l'homme du Grand Fleuve épouse les grandes luttes pour la liberté au XIXe siècle. Jusqu'à donner son nom à l'un des Liberty ships, ces bateaux venus libérer l'Europe dès 1942.
 

PDFImprimerEnvoyer

De l'Iroquoisie à Marseille : des galériens iroquois du Roi Soleil passant par Rochefort (1687-1689)

Conférence de Laurent Busseau le 10 avril 2019 à 18h00 au Service Historique de la Défense, 4 rue du Port à Rochefort.

Historien consultant sous le label Historien sans Frontière, Laurent Busseau possède une maîtrise en histoire et un certificat en journalisme (Université de Montréal). Il est conférencier auprès des Belles Soirées de l’Université de Montréal et présente Histoire des Cantons de l’Est et Histoire du lac Champlain à l’UTA de l’Université de Sherbrooke. Il a publié récemment en collaboration avec la Société d’histoire de Missisquoi (Stanbridge East) aux Éditions Histoire Québec, un livre historique sur les invasions irlandaises féniennes entre 1866 et 1870 au Québec. Passionné par la culture amérindienne, il présente l’histoire iroquoise en conférence sous l’angle diplomatique et anecdotique.

-o-o-O-o-o-

Les archives sur la NouvelleFrance rapportent cette histoire peu connue : 36 guerriers iroquois ont été envoyés sur les galères méditerranéennes du Roi Soleil Louis XIV (1638-1715) à la fin du XVIIe siècle. Plusieurs historiens ont déjà mentionné ce fait en étudiant l’expédition punitive du gouverneur militaire de la Nouvelle-France (16851689), Jacques René de Brisay août 1687.

Une nouvelle lecture de ces sources historiques s’impose pour recomposer leur aventure de Rochefort Marseille, où seulement 13 d’entre eux survivront au calvaire des galères et retourneront au Canada en 1689. Précisément, une nouvelle analyse s’impose pour le galérien iroquois Ouréhouaré de la nation des Goyogouins (Cayugas). Chef de guerre antifrançais fait prisonnier durant l’expédition de Denonville de 1687, Ouréhouaré deviendra un Iroquois domicilié chrétien et francophile au service de la Nouvelle-France après son retour des galères en 1689.

   

PDFImprimerEnvoyer

De la Maison du Roy à l'Hôtel de commandement: près de 350 ans de continuité

 

Conférence du colonel Hervé Flammant le 31 janvier 2019 à 18h00 au Service Historique de la Défense, 4 rue du Port à Rochefort.

Né lorrain, le colonel Hervé Flammant sert dans la gendarmerie depuis 35 ans. Il a alterné plusieurs postes de commandement (gendarmerie mobile, gendarmerie des transports aériens à Roissy (95), commandant de la compagnie de gendarmerie de Bourges (18), commandant du groupement du Val d’Oise (95), et commandant de l’école de gendarmerie de Rochefort de 2013 à 2017), et des postes en état major, (à la direction générale de la gendarmerie à Paris, au cabinet du directeur général place Beauvau et actuellement en qualité de chargé de projets à l’état major du commandement des écoles de la gendarmerie à Rochefort).

Titulaire d’une licence en droit et breveté de l’école de guerre, il entretient des centres d’intérêt pour l’histoire (gendarmerie, marine à voile), le modélisme naval et l’héraldique.

-o-o-O-o-o-

Nichée au cœur de l’arsenal voulu par Louis XIV, la Maison du Roy constitue un ensemble monumental emblématique de Rochefort. Constamment remanié, il présente des caractéristiques de continuité dans sa triple vocation de lieu de pouvoir et de commandement, de réception et d’accueil, de vie et de résidence.

Pour les mêmes raisons, son accès limité, dissimule l’intérêt patrimonial qu’il représente et la richesse des événements auxquels il a servi de décor. Autant de bonnes raisons pour une invitation à en franchir les grilles et présenter les principaux centres d’intérêt et titres de notoriété de la maison.

A travers l’évocation d’un parcours de visite, ce survol historique de près de 350 années permet aussi de contextualiser la logique évolutive qui a présidé aux adaptations successives pour conjuguer les besoins fonctionnels et les disponibilités financières.

-o-o-O-o-o-

 

   

PDFImprimerEnvoyer

Rochefort dans la Grande guerre : ballons et submersibles de la marine

Conférence de Vincent Mariet le mercredi 12 décembre 2018 à 18h00 au Service Historique de la Défense, 4 rue du Port à Rochefort.

Vincent Mariet est doctorant en histoire contemporaine et relations internationales à l'université de La Rochelle.

-o-o-O-o-o-

De 1914 à 1918, Rochefort soutient l'effort de guerre national par l'envoi de ses marins et soldats sur le front mais pas seulement : les submersibles sortis de son arsenal participent également aux opérations dans les eaux européennes tandis que les ballons dirigeables de l'armée de terre sont reversés à la Marine pour la surveillance des côtes. La Grande Guerre marque Rochefort : la ville entame sa transition et passe progressivement de la construction navale à la construction aéronautique.

-o-o-O-o-o-

 

   

PDFImprimerEnvoyer

La Nouvelle-Calédonie et la France ? Réflexion sur le paradoxe calédonien

Conférence par Jean-Paul Briseul, magistrat honoraire, ancien commissaire du Gouvernement aux tribunaux administratifs de la Nouvelle-Calédonie et de Mata-Utu, le jeudi 13 septembre 2018 à 18h00 au Service Historique de la Défense, 4 rue du Port à Rochefort.

La Nouvelle-Calédonie dispose de presque tous les outils de la souveraineté, de la loi du pays aux relations internationales.  C'est un quasi-Etat.  Dans ces conditions, l'accession à l'indépendance de ce quasi-Etat, ou son maintien au sein de la République française sont des questions purement sémantiques.

   

PDFImprimerEnvoyer

Le Titanic

Conférence par Gérard Piouffre le jeudi 14 juin 2018 à 18h00 au Service Historique de la Défense, 4 rue du Port à Rochefort.

 

A l'occasion de la sortie de son livre sur ce sujet, Gérard Piouffre nous dévoilera les aspects cachés de cette catastrophe maritime.

   

PDFImprimerEnvoyer

Le rôle du climat dans l’avènement de la Révolution française à partir des données du négociant et météorologiste rochelais Jacob Lambertz

Conférence par le docteur Frédéric Surville, coordinateur du groupe de travail Espace Climat Océan Littoral, le jeudi 15 février à 18h00 au Service Historique de la Défense, 4 rue du Port à Rochefort.

--------------

À partir des données recueillies par le négociant et météorologiste rochelais Jacob Lambertz, le médecin rochelais Frédéric Surville a écrit un roman Climat et révolution dans lequel, Intéressé par les caprices du temps des siècles passés son héros, Hyppolite, apprenti compagnon de la météorologie naissante du XVIIIe parcourt l'Europe aux côtés d'un négociant de la maison Martell. Il nous livre ses réflexions sur les caprices du temps qu'il cherche à comprendre, à expliquer.

Ce M. Météo de l’avant Révolution donne le ton. Parce que le temps a successivement été mauvais avant 89, il ne faut pas s’étonner que l’on réclame du pain ou bien qu’il y ait là le terreau pour que des agents parcourent la province pour fomenter la révolte.

1783, 1784 (Sécheresse la plus importante des 500 dernières années), 1788 (vague d’orages balayant les greniers à blé de la France) se succèdent. On cumule. Naît la spéculation sur les grains. L’administration ne fait pas face. Le gel de 1789 bloquera la logistique… «Les populations sont aux abois durant l’hiver 1788-1789.» La Révolution n’est peut-être pas un changement de paradigmes, de culture politique, mais la conséquence de ventres affamés par le climat.

Ce roman raconte cela. Il va plus loin que ce que peut dire un historien du climat : l’existence d’un complot, quelque chose de calculé, géopolitique aggravant les effets de la météo.» Vision globalisante des prémices de la Révolution, le roman éclaire cette période sous un jour nouveau.

 

   

PDFImprimerEnvoyer

La reconstruction de la marine après la guerre de Sept Ans, l'exemple de Rochefort

Conférence par Alain Morgat, conservateur en chef du Patrimoine, directeur des archives départementales de la Haute-Marne,

le vendredi 16 mars à 18h00 au Service Historique de la Défense, 4 rue du Port à Rochefort.

 

 

Conçu initialement comme l’arsenal idéal, les contraintes naturelles de son site ont vite replacé le port de Rochefort à un rang de base de second ordre, spécialisée dans certaines tâches. L’une des principales d’entre elles au XVIIIe siècle est le soutien des colonies, et singulièrement de la Nouvelle-France, ce rôle ne faisant que croître jusqu’à la guerre de Sept ans.

La perte de ce territoire constitue donc une rupture importante dans l’histoire de l’arsenal. Elle induit un redimensionnement constitué d’abandons et de mutations, dont la reconfiguration structurelle et territoriale de son soutien aux colonies. L’une des nouvelles tâches de l’administration de la marine à Rochefort est durant un temps d’assurer l’accueil de très nombreux réfugiés, ce qui est une mission relativement inédite pour elle, mais plus généralement il s’agit de participer à la reconstruction de la Marine royale tombée alors au plus bas.

S’appuyant sur la correspondance de l’administration territoriale du port de Rochefort, cette conférence cherchera à dresser les contours les plus marquants de ces évolutions et à les replacer dans la politique générale de refondation de la marine menée par Choiseul à cette époque.

 

   

PDFImprimerEnvoyer

Tri-centenaire de la Nouvelle Orléans : découverte d'un passé sans chagrin

Conférence par  Howard MARGOT, archivist/conservateur  de "The Historic New Orleans Collection" le mercredi 4 avril 2018 à 18h au Service Historique de la Défense, 4 rue du Port à Rochefort.

L'étendue, la richesse des archives manuscrites portant sur la Louisiane coloniale française, celles gardées aux États-Unis autant que celles en Europe, permettent une exploration de la vie quotidienne des individus dans cette colonie qui n'a pas d'équivalent dans l'Amérique du Nord hors de Québec. D'où ce trésor documentaire vient-il ? Comment est-ce qu'il existe, plus ou moins intact, de nos jours ? De par sa nature, grâce aux efforts de ses curateurs ou . . . beaucoup au hasard ? En parcourant les réponses à ces questions, M. Margot mènera l'interrogation d'un lointain passé qui est, à son origine, français, et qui, bon gré mal gré, persiste après trois cents ans à toucher chaque Louisianais – lui compris.

 

   

PDFImprimerEnvoyer

L'amiral Boué de Lapeyrère

L'amiral Boué de La Peyrère, du ministère de la Marine au commandement suprême de la flotte alliée en 1914.

Conférence au SHD le jeudi 16 novembre 2017 à 18h00 par Jean-Philippe Zanco, docteur en droit, invité permanent de l'Académie de Marine.

   

PDFImprimerEnvoyer

Que sont devenus les francophones du Canada depuis le traité de Paris de 1763 ?

Conférence au SHD le jeudi 21 septembre 2017 à 18h00 par le recteur Jean-Michel LACROIX, professeur émérite de civilisation nord-américaine à la Sorbonne.

*********************

 

L’empire colonial français en Amérique du Nord prend fin au terme de la guerre de Sept Ans avec le traité de Paris de 1763.

Malgré la volonté des Anglais de les assimiler, les Canadiens français « résistent » grâce à une forte natalité. Pendant le régime britannique de 1763 à 1867 diverses formules constitutionnelles sont mises en place sans régler de façon satisfaisante la cohabitation souvent difficile entre les « deux peuples fondateurs ».

La Confédération de 1867 voit la naissance du dominion et la survie des francophones perdure grâce à l’apport des nouveaux immigrants mais le Québec d’aujourd’hui est toujours à la recherche d’un statut distinct. La volonté du gouvernement fédéral de ne considérer que les droits individuels et non collectifs ne permet pas la reconnaissance dans la Constitution de ce statut particulier.

Le nationalisme ethnique canadien-français cède progressivement la place à un nationalisme civique québécois dont le pari est de permettre l’ouverture à la diversité culturelle.

 

 

   
joomla template