par le docteur Gilles Foucqueron
le jeudi 11 juin à 18h30 à l’auditorium de la Corderie royale
Natif de Saint-Malo en 1491, quelques mois avant que Christophe Colomb ne révèle un nouveau monde à l’humanité, Jacques Cartier voit son destin scellé une quarantaine d’années auparavant. Ainsi, en 1453, deux événements marquent l’Histoire. à Castillon, dans le sud-ouest de la France, les deux armées française et anglaise signent la fin de la Guerre de Cent Ans. En Méditerranée orientale, la chute de Constantinople ferme les échanges entre Europe et Orient. Tandis que le roi de France a désormais les mains libres pour créer l’identité française, les souverains du Portugal et d’Espagne se lancent dans la découverte du monde pour ramener les épices depuis les antipodes.
Né dans une ville occupée par les troupes françaises, Cartier se retrouve sous l’autorité d’Anne de Bretagne, reine de France, mais surtout duchesse de Bretagne. Il devra attendre l’union de la Bretagne à la France en 1532 pour partir à la quête de la Chine. à défaut d’inventer le passage par le nord-ouest de l’Amérique, le Pacifique se refusera à lui. Le Saint-Laurent lui permet de remonter jusque Stadaconé et Hochelaga, les villes de Québec et de Montréal d’aujourd’hui. Si au décours de son troisième voyage et de son deuxième hivernage, la désillusion sera de mise au regard des soit disantes richesses minières, Cartier a donné la Nouvelle-France et la voie de la francophonie.